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Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale de 1914-1918 a été le conflit le plus sanglant de l’histoire du Canada, coûtant la vie à plus de 61 000 Canadiens. Elle a effacé la vision romantique de la guerre, introduit le massacre à grande échelle et instillé une crainte de l’engagement militaire qui s’est poursuivie jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. Cependant, les grands accomplissements des soldats canadiens sur des champs de bataille comme Ypres, Vimy et Passchendaele ont insufflé un sentiment de fierté nationale et l’idée que le Canada pouvait prendre sa place sur la scène internationale, indépendamment de l’Empire britannique. La guerre a aussi approfondi les divisions entre le Canada anglais et le Canada français, et marqué le début des grandes interventions de l’État dans la société et l’économie.

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Proclamation royale de 1763

Le roi George III promulgue la Proclamation royale de 1763 le 7 octobre 1763 pour jeter les bases d’une administration gouvernementale dans les territoires nord-américains cédés par la France à la Grande-Bretagne par le Traité de Paris (1763) à l’issue de la guerre de Sept Ans. Cette proclamation établit des politiques visant à assimiler la population française au règne britannique. Ces politiques se révèlent infructueuses et sont remplacées par l’Acte de Québec de 1774 (voir aussi Conquête de la Nouvelle-France). La Proclamation royale établit aussi le cadre constitutionnel qui régit la négociation de traités avec les populations autochtones de vastes régions du Canada, et est mentionnée à l’article 25 de la Loi constitutionnelle de 1982. C’est pourquoi elle a été appelée la « grande charte autochtone » ou la « charte des droits des Autochtones ». Ce document est aussi important, car il contribue à la Révolution américaine en 1775. Il désigne aussi une grande partie de la région intérieure ouest des Appalaches de l’Amérique du Nord comme réserve autochtone, ce qui met les peuples des treize colonies en colère, plusieurs d’entre elles voulant s’étendre vers l’ouest.

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Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique

En 1939, le Canada, la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande et l’Australie ont signé un accord créant le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB). Situé au Canada, le mandat du programme était de former les équipages aériens alliés en préparation de la Deuxième Guerre mondiale, incluant les pilotes, les navigateurs, les bombardiers aériens, les radionavigants, les mitrailleurs aériens et les mécaniciens de bord. Plus de 130 000 hommes et femmes d’équipages ont été formés entre 1939 et 1945, faisant de ce programme l’une des plus grandes contributions du Canada à la victoire des Alliés dans cette guerre. Ceci a mené le président des États-Unis Franklin Roosevelt à surnommer le Canada « l’aérodrome de la démocratie ».

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Programmes canadiens d’art militaire

Depuis la Première Guerre mondiale, quatre initiatives ont été déployées pour permettre aux artistes canadiens d’illustrer les forces armées en temps de guerre. Le premier programme officiel d’art militaire, le Fonds des souvenirs de guerre canadiens (1916-1919) est l’un des premiers programmes commandités par un gouvernement. Vient ensuite le Programme canadien d’art militaire (1943-1946), qui est mis sur pied pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le Programme d’aide des Forces canadiennes aux artistes civils (1968-1995) et le Programme d’arts des Forces canadiennes (depuis 2001) sont quant à eux créés dans le but d’envoyer des artistes civils dans les zones de combat et de maintien de la paix. Parmi les artistes de guerre canadiens notoires, on retrouve A.Y. Jackson, F.H. Varley, Lawren Harris, Alex Colville et Molly Lamb Bobak.

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Purges dans le service public canadien pendant la guerre froide : le cas des personnes LGBTQ

Entre les années 1950 et 1990, le gouvernement canadien réagit aux inquiétudes en matière de sécurité nationale générées par les tensions avec l’Union soviétique durant la Guerre froide en espionnant et en dénonçant les personnes suspectées d’appartenir à la communauté LGBTQ et en les éliminant de la fonction publique fédérale. Ces personnes sont présentées comme étant subversives sur les plans social et politique et sont considérées comme des cibles potentielles d’un chantage que pourraient exercer les régimes communistes pour obtenir des renseignements classifiés. Le gouvernement justifie cette stigmatisation en expliquant que les personnes entretenant des relations amoureuses avec des personnes du même sexe souffrent d’une « faiblesse de caractère » et ont nécessairement quelque chose à cacher du fait de leur orientation sexuelle, cette dernière étant non seulement considérée comme un tabou, mais, également, dans certains cas, comme illégale. Dans ce cadre, la GRC mène des enquêtes sur de nombreuses personnes. Plusieurs d’entre elles étant licenciées, rétrogradées ou forcées de démissionner, et ce, même si elles n’ont aucun accès à des renseignements de sécurité. Ces mesures sont prises sans que le public en ait connaissance afin de prévenir les scandales et de garder le secret sur les opérations de contre‑espionnage. En 2017, le gouvernement fédéral présente des excuses officielles pour ses actions et politiques discriminatoires, ainsi qu’un plan de mesures d’indemnisation de 145 millions de dollars.

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Purges dans les Forces armées canadiennes pendant la Guerre froide : le cas des personnes LGBTQ

Pour la majorité de son histoire, l’armée canadienne applique une politique de punition ou d’expulsion des personnes LGBTQ dans ses rangs. Pendant la Guerre froide, les forces armées font plus d’efforts pour repérer et exclure les personnes homosexuelles en raison d’inquiétudes liées au chantage et à la sécurité nationale. En 1992, une contestation judiciaire mène à l’abolition de cette pratique discriminatoire. Le gouvernement fédéral présente officiellement ses excuses en 2017.

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Radar

Les ondes radioélectriques font partie du spectre électromagnétique, tout comme la lumière visible. Une démonstration pratique de la théorie de Maxwell a été effectuée par H.R. Hertz qui, en 1888, mène des expériences sur la réflexion des ondes radioélectriques.

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Raid de Dieppe

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le 19 août 1942, les Alliés ont lancé un raid important sur Dieppe, un petit port de la côte française. L’opération Jubilé, comme on a appelé cette attaque, a été le premier engagement des Forces canadiennes dans la guerre en Europe. Elle avait pour but de mettre à l’épreuve la capacité des Alliés à lancer des assauts amphibies contre la « forteresse Europe » d’Adolf Hitler. Ce raid s’est avéré désastreux : plus de 900 soldats canadiens ont été tués, et des milliers ont été blessés et faits prisonniers. Toutefois, malgré ce carnage, l’attaque contre Dieppe a fourni aux Alliés de précieux enseignements qui leur serviront lors des assauts amphibies ultérieurs sur l’Afrique, l’Italie et la Normandie.

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Raid de St. Albans

Le raid de St. Albans est un des nombreux incidents qui ravivent les tensions entre la Grande-Bretagne et les États-Unis durant la GUERRE DE SÉCESSION. Le 19 octobre 1864, un groupe d'agents confédérés établis au Canada lancent un raid contre la ville de St. Albans, au Vermont.

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Raids des fenians

Les fenians sont une société secrète de patriotes irlandais qui ont émigré aux États-Unis. Certains membres de ce mouvement ont tenté de prendre par la force une partie du territoire canadien afin de l’échanger à l’Angleterre contre leur indépendance. De 1866 à 1871, les fenians ont monté de nombreuses petites attaques armées qui ont toutes été stoppées par les forces du gouvernement. Des dizaines de personnes ont été tuées ou blessées dans les deux camps. Les raids ont dévoilé les failles dans la direction, la structure et la formation de la milice canadienne et ont mené à leur amélioration. Les raids ont eu lieu à un moment où la menace militaire et économique américaine inquiète. Ceci a permis à la Confédération de gagner en popularité.

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Rainbow

Le Rainbow est un croiseur léger utilisé dans la Marine royale de 1891 à 1910, date à laquelle le gouvernement canadien en fait l'acquisition pour la toute nouvelle Marine royale du Canada.

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Rangers canadiens

Les Rangers canadiens forment, au sein des Forces armées, un organisme unique en son genre qui a été créé pour offrir une présence paramilitaire dans le Nord et dans d’autres régions éloignées en faisant principalement appel à des membres des populations autochtones locales. En 2021, les Rangers canadiens comptent approximativement 5000 rangers.

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RCAF Blackouts

RCAF Blackouts. Unité de divertissement organisée durant la Deuxième Guerre mondiale par le personnel de l'ARC; aussi, le nom de l'un de ses spectacles. La troupe fut mise sur pied au début de 1943 afin de se produire dans les bases aériennes au Canada et outre-mer.

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Réaction américaine face aux rébellions canadiennes de 1837 et 1838

Aux mois de décembre 1837 et de janvier 1838, les rebelles du Bas‑Canada et du Haut‑Canada subissent de lourdes défaites face aux forces britanniques et loyalistes (voir :Rébellion du Bas-Canada; Rébellion du Haut-Canada). Ils s’enfuient aux États‑Unis pour y rechercher une assistance militaire et financière. Les Américains savent que des conflits armés se sont déroulés dans les deux Canadas et, au départ, ils sont nombreux à soutenir les rebelles. La présence de ces derniers sur le sol américain les amène à remettre en question leur participation dans ce conflit. La tension croissante avec la Grande‑Bretagne au sujet de l’affaire du Caroline complique les choses, tout comme la création de la république du Texas et la lutte pour l’abolition de l’esclavage. En janvier 1838, le président Martin Van Buren prend des mesures pour assurer la neutralité des États-Unis dans les rébellions canadiennes.